Présentation détaillée de l'action de développement du secteur de DEMBELLA au Sud du Mali
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2002 - 2003 - FACE A LA CRISE ALIMENTAIRE : FAIRE FACE !
Lire aussi "Chronique d'une catastrophe annoncée " qui retrace jour après jour les échanges entre les coordinateurs du projet au Mali et en France
Situation alimentaire préoccupante dans le Sahel
Bamako, 24 septembre 2002
Des experts du Comité inter-Etats de lutte contre
la sécheresse dans le Sahel (CILSS) viennent de tirer la sonnette
d'alarme sur des menaces réelles d'une éventuelle famine dans cette
zone géographique.
Les inquiétudes des experts du CILSS regroupant le Burkina-Faso, le Cap-vert, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, qui étaient en conclave à Bamako, du 18 au 20 septembre, pour procéder à l'évaluation de la situation alimentaire et les perspectives des récoltes de la campagne agricole 2002-2003 sont justifiées par un certain nombre d'indicateurs négatifs sur le déficit pluviométrique et une mauvaise répartition des pluies sur l'ensemble des pays de la zone.
Les inquiétudes des experts du CILSS regroupant le Burkina-Faso, le Cap-vert, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, qui étaient en conclave à Bamako, du 18 au 20 septembre, pour procéder à l'évaluation de la situation alimentaire et les perspectives des récoltes de la campagne agricole 2002-2003 sont justifiées par un certain nombre d'indicateurs négatifs sur le déficit pluviométrique et une mauvaise répartition des pluies sur l'ensemble des pays de la zone.
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Les experts estiment que si les pluies ne se poursuivent pas jusqu'à la mi-octobre dans le Centre et dans l'Ouest du Sahel, "une bonne partie des cultures n'atteindra pas le cycle végétatif requis", ajoutant que "la campagne agricole serait même pratiquement compromise dans certains pays comme la Mauritanie, le Sénégal et la Gambie".
A défaut d'une poursuite des pluies, la production agricole, selon les prévisions des experts, se situerait entre 8 et 9,5 millions de tonnes contre 11,5 tonnes lors de la campagne dernière.
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Au Burkina-Faso, au Niger, les difficultés d'approvisionnement ont déjà conduit plusieurs ménagères à réduire le nombre de repas et les quantités à consommer par jours pendant qu'au Mali, ce sont près de 600.000 personnes qui risquent de rencontrer des difficultés alimentaires et économiques.
Les experts des systèmes régionaux d'information ont constaté au cours de leur réunion qu'en dépit d'une campagne agricole 2001- 2002 jugée relativement bonne sur l'ensemble des marchés du CILSS, les prix des céréales sont très élevés.
Aujourd'hui, selon ces experts, les prix ont atteint entre 150 et 250 F CFA supérieurs à ceux enregistrés au cours des cinq dernières années.
Face à cette situation préoccupante dans les Etats du Sahel, les experts estiment qu'une des solutions les mieux indiquées pour limiter les conséquences serait d'alimenter les fonds nationaux de sécurité alimentaire qui pourraient être facilement mobilisés au besoin.
L’Assemblée Nationale
tire sur la sonnette d’alarme
tire sur la sonnette d’alarme
Résumé de la presse au Mali du 25 novembre 2002
Le spectre des graves crises alimentaires localisées, plane sur le Mali. affiche L’Indépendant.La
production brute, cette année, est estimée à 2.228.000 tonnes, toutes
céréales confondues (y compris les prévisions des cultures de contre
saison).Le niveau de production est en
baisse de 11,4% par rapport à la campagne dernière et de 7,9%, par
rapport à la moyenne des cinq dernières années (1997 – 2002). Au
regard des mauvaises récoltes attendues en 2002, les pénuries
alimentaires localisées seront plus nombreuses et plus aiguës en 2003.A
cette étape de l’évolution de la campagne agricole, certaines zones des
régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti Tombouctou, Gao et Kidal
peuvent être qualifiées de zones à perspectives de récoltes mauvaises à
très mauvaises.C’est ce qui ressort d’une résolution de l’Assemblée
Nationale, en date du 16 novembre 2002, sur la situation alimentaire au
Mali (2002 – 2003). Elle fait suite à l’audition du ministre de
l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et à celle du ministère
délégué chargé de la sécurité alimentaire.
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Cette
situation alimentaire, difficile pour les populations maliennes,
découle de la campagne agricole 2002 –2003, caractérisée notamment par
le retard de l’installation des pluies dans l’espace et dans le temps,
le retard dans l’implantation des cultures et l’insuffisance notable de
la crue, et la mauvaise conjugaison pluie et crue qui a fortement
limité les emblavures en riz de submersion.Le bilan céréalier fait
ressortir un déficit brut de 442.000 tonnes de blé et 337.000 tonnes de
céréales sèches. En tenant compte des données du commerce extérieur, le
déficit prévisionnel net estimé à 213.000 tonnes. Le marché céréalier
connaîtra, vraisemblablement, des tensions plus importantes que celles
de l’année 2002, si des importations en provenance du marché
international ne viennent pas renforcer les disponibilités intérieures
dans les trois mois post-récoltes.Devant un tableau aussi préoccupant,
les députés, entre autres mesures, ont recommandé au gouvernement la
tenue urgente d’une première rencontre avec les partenaires au
développement, en vue d’échanger sur la situation alimentaire,
l’affectation d’une partie des ressources du PPTE à la sécurité
alimentaire et la révision des stratégies d’intervention du système
d’alerte précoce (SAP) sur le terrain, afin d’améliorer la pertinence
de ses recommandations.Les représentants du peuple ont, enfin, invité
le gouvernement à poursuivre et à renforcer les opérations de vente
d’intervention dans les régions de Kayes, Koulikoro, Kidal, Tombouctou
et Gao, à prendre des dispositions utiles pour permettre à la Régie des
Chemins de fer d’assurer le transport diligent des céréales le long des
rails et à reconstituer le stock national de sécurité à hauteur de
35.000 tonnes au moins, écrit Yaya Sidibé.
Sécurité alimentaire: une chaîne fragile
L'Essor du 12/03/2003
Le
nouveau programme de coopération totalise 30,8 millions de dollars,
soit une augmentation de plus de 40 % par rapport au précédent
Le Programme alimentaire mondial (PAM) et notre pays ont signé lundi au ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, un accord relatif au nouveau programme de coopération Mali-PAM pour la période 2003-2007. L'accord a été paraphé par le ministre Lassana Traoré et le représentant du PAM au Mali, Gilbert Cina.
Ce nouveau programme de pays, basé sur la stratégie adoptée par les pouvoirs publics pour réduire la pauvreté, contribuera aussi à la réalisation de trois des principaux résultats attendus du plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement : amélioration de la capacité d'apprentissage des élèves du cycle primaire, amélioration de l'état de santé nutritionnel des enfants de moins de cinq ans et meilleur accès pour tous à la sécurité alimentaire. Le programme s'appuie sur trois activités de base : l'appui à l'éducation de base, l'alimentation complémentaire et l'appui aux services communautaires de santé et le programme création d'actifs productifs de prévention et d'atténuation des catastrophes.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) et notre pays ont signé lundi au ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, un accord relatif au nouveau programme de coopération Mali-PAM pour la période 2003-2007. L'accord a été paraphé par le ministre Lassana Traoré et le représentant du PAM au Mali, Gilbert Cina.
Ce nouveau programme de pays, basé sur la stratégie adoptée par les pouvoirs publics pour réduire la pauvreté, contribuera aussi à la réalisation de trois des principaux résultats attendus du plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement : amélioration de la capacité d'apprentissage des élèves du cycle primaire, amélioration de l'état de santé nutritionnel des enfants de moins de cinq ans et meilleur accès pour tous à la sécurité alimentaire. Le programme s'appuie sur trois activités de base : l'appui à l'éducation de base, l'alimentation complémentaire et l'appui aux services communautaires de santé et le programme création d'actifs productifs de prévention et d'atténuation des catastrophes.
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Il
va s'attacher à accroître le taux de scolarisation et de fréquentation
scolaire des enfants, notamment des filles, des ménages pauvres. Il
entend aussi prévenir la malnutrition et contribuer au rétablissement
des enfants mal nourris par une alimentation complémentaire. Le
programme envisage de lutter contre le VIH Sida, de créer et préserver
des actifs qui permettent aux ménages de faire face à l'insécurité
alimentaire, de se préparer et de réagir en cas de catastrophe
naturelle, de prévenir les crises alimentaires et d'en atténuer les
effets. Le PAM fournira en principe, pour les trois activités de base,
durant les cinq ans du programme, environ 63 800 tonnes de denrées
alimentaires pour une dépense de 18 milliards de Fcfa englobant le coût
des denrées, du transport et de la distribution.
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L'assistance
annuelle du PAM s'accroît donc de 70 % par rapport au programme de pays
précédent (1999-2002). Pour chaque activité de base, des plans
d'opérations vont être signés avec les départements techniques
concernés. Quant aux activités, elles seront implantées en étroite
collaboration avec le gouvernement et avec l'aide d'autres partenaires
comme les agences du système des Nations Unies, des donateurs
bilatéraux, des ONG et avec une forte participation communautaire.
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale situera les objectifs de ce nouveau programme à la hauteur des attentes. Lassana Traoré rappellera qu'il s'inscrit dans les lignes directives établies dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). Il a, à ce propos, salué l'approbation par le conseil d'administration du PAM du nouveau programme de coopération, à hauteur de 30,8 millions de dollars, soit une augmentation de plus de 40 % par rapport au précédent programme qui atteste du degré d'engagement du PAM dans la lutte contre la faim, la pauvreté et le sous-développement au Mali.
Mh. Traoré
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale situera les objectifs de ce nouveau programme à la hauteur des attentes. Lassana Traoré rappellera qu'il s'inscrit dans les lignes directives établies dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). Il a, à ce propos, salué l'approbation par le conseil d'administration du PAM du nouveau programme de coopération, à hauteur de 30,8 millions de dollars, soit une augmentation de plus de 40 % par rapport au précédent programme qui atteste du degré d'engagement du PAM dans la lutte contre la faim, la pauvreté et le sous-développement au Mali.
Mh. Traoré
Les RAPPORTS
Le CILSS
Présentation
Le CILSS (Comité permanent
Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel) est créé le 13
septembre 1973. C'est une organisation Intergouvernementale qui
regroupe neuf (9) pays sahéliens (Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie,
Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad).
Son mandat actuel est de " s’investir dans la recherche de la Sécurité Alimentaire et dans la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification, pour un nouvel équilibre écologique " du Sahel.
Visiter le site
Son mandat actuel est de " s’investir dans la recherche de la Sécurité Alimentaire et dans la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification, pour un nouvel équilibre écologique " du Sahel.
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F.A.O.
Présentation
L'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a été créée en
octobre 1945 dans le but d'améliorer l'état nutritionnel, le niveau de
vie, la productivité agricole et le sort des populations rurales en
général.
visiter le site FAO
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Quelques données FAO
Deux millions de personnes confrontées à des pénuries alimentaires en Afrique de l'Ouest
Besoin pressant de fonds pour des projets d'urgence au Cap Vert, en Gambie, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal
13 mars 2003, Rome -- Près de 2 millions de personnes sont confrontées à des pénuries alimentaires dans cinq pays à l'Ouest du Sahel, souligne la FAO qui lance un appel aux donateurs les invitant à financer des projets d'urgence dans cette région.
La sécheresse et de mauvaises récoltes au Cap Vert, en Gambie, au Mali, au Mauritanie et au Sénégal ainsi que l'instabilité politique en Côte d'Ivoire, ont contribué à provoquer ces pénuries.
«Ce sont donc tous ces facteurs réunis qui ont mis à rude épreuve les ménages. En temps normal, ceux-ci sont autosuffisants sur le plan alimentaire,» explique Anne M. Bauer, Directrice des opérations d'urgence et de réhabilitation de la FAO.
Besoin pressant de fonds pour des projets d'urgence au Cap Vert, en Gambie, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal
13 mars 2003, Rome -- Près de 2 millions de personnes sont confrontées à des pénuries alimentaires dans cinq pays à l'Ouest du Sahel, souligne la FAO qui lance un appel aux donateurs les invitant à financer des projets d'urgence dans cette région.
La sécheresse et de mauvaises récoltes au Cap Vert, en Gambie, au Mali, au Mauritanie et au Sénégal ainsi que l'instabilité politique en Côte d'Ivoire, ont contribué à provoquer ces pénuries.
«Ce sont donc tous ces facteurs réunis qui ont mis à rude épreuve les ménages. En temps normal, ceux-ci sont autosuffisants sur le plan alimentaire,» explique Anne M. Bauer, Directrice des opérations d'urgence et de réhabilitation de la FAO.
Déficit céréalier
En
décembre dernier, un appel conjoint FAO-PAM pour 28 millions de dollars
pour cette partie de l'Afrique n'a jusqu'ici été couvert qu'à
concurrence de 23 pour cent alors que la situation continue d'empirer.
Une récente mission FAO-CILSS (Comité inter-Etats permanent de lutte contre la sécheresse au Sahel) a estimé le déficit céréalier total à 611 350 tonnes.
«La soudure a commencé plus tôt cette année dans plusieurs parties de l'Afrique de l'Ouest. Habituellement, elle commence en juin ou juillet,» indique Mme Bauer.
Au Sénégal, par exemple, la sécheresse a provoqué une baisse de 70 pour cent de la récolte de cacahuètes. Celle-ci permet aux paysans, en temps normal, de gagner assez d'argent pour s'approvisionner en denrées alimentaires.
Plus de la moitié des ménages ruraux sont confrontés à des pénuries alimentaires et les prix des cultures vivrières flambent.
Une récente mission FAO-CILSS (Comité inter-Etats permanent de lutte contre la sécheresse au Sahel) a estimé le déficit céréalier total à 611 350 tonnes.
«La soudure a commencé plus tôt cette année dans plusieurs parties de l'Afrique de l'Ouest. Habituellement, elle commence en juin ou juillet,» indique Mme Bauer.
Au Sénégal, par exemple, la sécheresse a provoqué une baisse de 70 pour cent de la récolte de cacahuètes. Celle-ci permet aux paysans, en temps normal, de gagner assez d'argent pour s'approvisionner en denrées alimentaires.
Plus de la moitié des ménages ruraux sont confrontés à des pénuries alimentaires et les prix des cultures vivrières flambent.
Des mesures drastiques
Les
familles ont pris des mesures drastiques, réduisant les repas et les
portions alimentaires, ce qui les rend plus vulnérables aux maladies.
Pour certaines, la vente de leur bétail ou de leurs biens les prive de
toute sécurité future, déplore en substance Mme Bauer.
En Mauritanie, la crise alimentaire affecte quelque 600 000 personnes et les perspectives peu réjouissantes quant aux récoltes et à l'aide humanitaire laissent à penser que le pays ne pourra couvrir que les deux-tiers de ses besoins céréaliers.
Au Mali, un pays jouxtant la Côte d'Ivoire, plus de 130 000 réfugiés ayant fui les troubles sont totalement démunis et dépendent exclusivement de l'aide humanitaire.
L'afflux de réfugiés risque d'aggraver une situation économique peu enviable: 73 pour cent de la population vivent avec moins d'un dollar par jour.
C'est au Mali que le déficit céréalier est le plus grave: ce pays a besoin de 213 000 tonnes de céréales.
En Gambie, du fait de pluies très irrégulières, plus de 360 000 personnes, des ruraux pour la plupart, sont affectées par la crise alimentaire.
En Mauritanie, la crise alimentaire affecte quelque 600 000 personnes et les perspectives peu réjouissantes quant aux récoltes et à l'aide humanitaire laissent à penser que le pays ne pourra couvrir que les deux-tiers de ses besoins céréaliers.
Au Mali, un pays jouxtant la Côte d'Ivoire, plus de 130 000 réfugiés ayant fui les troubles sont totalement démunis et dépendent exclusivement de l'aide humanitaire.
L'afflux de réfugiés risque d'aggraver une situation économique peu enviable: 73 pour cent de la population vivent avec moins d'un dollar par jour.
C'est au Mali que le déficit céréalier est le plus grave: ce pays a besoin de 213 000 tonnes de céréales.
En Gambie, du fait de pluies très irrégulières, plus de 360 000 personnes, des ruraux pour la plupart, sont affectées par la crise alimentaire.
LE Projet ARCADE
Novembre 2002 - La situation étant préoccupante, il était nécessaire d’envisager une action dans le cadre du projet de coopération décentralisée sur un soutien alimentaire.
Afin de répondre de la façon la plus efficace possible, les partenaires du projet de Coopération Décentralisée ont décidé de réagir dès la fin de l'année 2002.
Cette réaction rapide a permis de constituer un stock alimentaire et d'anticiper les difficultés que rencontreront les famille pendant la période de soudure.
Extrait du rapport de mission du Coordinateur
Novembre 2002 - 3.La campagne agricole 2002-2003
-Soudure 2002
Cette période a été marquée par des niveaux de prix exceptionnellement élevés : 150 à 250 FCFA le Kg de mil en fonction des Régions, ce qui est largement supérieur aux prix moyens pratiqués sur les 5 dernières années (entre 90 à 180 FCFA le Kg).
De plus on a constaté dans la Région Nord du pays que certains marchés n’étaient plus approvisionnés en mil dès le mois de Mars.
Tous les foyers à revenus moyens ou faibles ont rencontré des difficultés plus ou moins accentuées à se nourrir malgré l’effort du gouvernement et de partenaires (distribution de 25 000 t de céréales).
Secteur de Dembella :
Les premières difficultés sont apparues fin mai alors qu’elle apparaissent habituellement fin juin début juillet et ont touché plus de la moitié des familles.
-Soudure 2002
Cette période a été marquée par des niveaux de prix exceptionnellement élevés : 150 à 250 FCFA le Kg de mil en fonction des Régions, ce qui est largement supérieur aux prix moyens pratiqués sur les 5 dernières années (entre 90 à 180 FCFA le Kg).
De plus on a constaté dans la Région Nord du pays que certains marchés n’étaient plus approvisionnés en mil dès le mois de Mars.
Tous les foyers à revenus moyens ou faibles ont rencontré des difficultés plus ou moins accentuées à se nourrir malgré l’effort du gouvernement et de partenaires (distribution de 25 000 t de céréales).
Secteur de Dembella :
Les premières difficultés sont apparues fin mai alors qu’elle apparaissent habituellement fin juin début juillet et ont touché plus de la moitié des familles.
Pluviométrie
La pluviométrie a été globalement déficitaire et tardive :
les pluies ont été très déficitaires de Mai à Septembre et celles du mois d’octobre ont été normales mais sans permettre de combler le déficit.
Ce manque de pluie a entraîné des semis tardifs ou hors date (un à deux mois de retard) et fait craindre un tarissement précoce des points d’eau et puits villageois.
De façon générale, les crues ont été largement inférieures à celles des années précédentes et la décrue amorcée depuis la mi-septembre se poursuit de façon beaucoup plus rapide qu’en année moyenne.
Secteur de Dembella :
Les semis ont été faits un mois après la date habituelle et le niveau d’eau du barrage est largement inférieur à celui des années précédentes.
les pluies ont été très déficitaires de Mai à Septembre et celles du mois d’octobre ont été normales mais sans permettre de combler le déficit.
Ce manque de pluie a entraîné des semis tardifs ou hors date (un à deux mois de retard) et fait craindre un tarissement précoce des points d’eau et puits villageois.
De façon générale, les crues ont été largement inférieures à celles des années précédentes et la décrue amorcée depuis la mi-septembre se poursuit de façon beaucoup plus rapide qu’en année moyenne.
Secteur de Dembella :
Les semis ont été faits un mois après la date habituelle et le niveau d’eau du barrage est largement inférieur à celui des années précédentes.
Point sur la campagne agricole
Région de Kayes : la campagne en fonction des Cercles sera moyenne à très mauvaise.
Région de Koulikoro : moyenne à mauvaise.
Région de Ségou : habituellement bonne, elle sera moyenne.
Région de Mopti : généralement bonne à très bonne, elle sera moyenne à mauvaise voir très mauvaise sur certaines zones.
Région de Tombouctou : mauvaise à très mauvaise sauf pour le Cercle de Niafunké où elle sera moyenne.
Région de Kita et Sikasso : habituellement bonne à très bonne, elle sera moyenne à mauvaise avec des poches où elle sera très mauvaise.
Secteur de Dembella :
Maïs : mauvaise à moyenne
Mil : mauvaise à moyenne
Coton : très moyenne
Région de Koulikoro : moyenne à mauvaise.
Région de Ségou : habituellement bonne, elle sera moyenne.
Région de Mopti : généralement bonne à très bonne, elle sera moyenne à mauvaise voir très mauvaise sur certaines zones.
Région de Tombouctou : mauvaise à très mauvaise sauf pour le Cercle de Niafunké où elle sera moyenne.
Région de Kita et Sikasso : habituellement bonne à très bonne, elle sera moyenne à mauvaise avec des poches où elle sera très mauvaise.
Secteur de Dembella :
Maïs : mauvaise à moyenne
Mil : mauvaise à moyenne
Coton : très moyenne
Riziculture
Région de Gao, Tombouctou et Ségou : moyenne
Région de Mopti : mauvaise, (mauvaise irrigation des casiers en zones hautes et menace de retrait précoce des eaux)
Office du Niger : moyenne
Pour Dembella :
La retenue d’eau ne s’est remplie qu’à la fin du mois de septembre ce qui a eu une forte incidence sur la culture du riz, maïs et mil. En effet, les semis ont été tardifs (un mois et demi de retard) et les récoltes sont :
très moyennes pour le maïs et le mil,
très mauvaises pour le riz,
moyennes pour l’arachide.
Afin d’atténuer tant que possible les difficultés prévisibles pour la période de soudure, l’accent a été mis sur le développement des cultures de contre-saison (maraîchage) mais les résultats seront liés à l’état des puits et du niveau de la retenue (on peut craindre un tarissement précoce des puits : des informations sur le niveau des puits et de la retenue nous parviendront régulièrement). Le comité effectuera un pointage des parcelles consacrées au maraîchage. Il est également prêt à soutenir (sous forme d’emprunts) les propriétaires désirant démarrer une activité et/ou la banque de céréales pour l’achat d’un stock de sécurité.
Région de Mopti : mauvaise, (mauvaise irrigation des casiers en zones hautes et menace de retrait précoce des eaux)
Office du Niger : moyenne
Pour Dembella :
La retenue d’eau ne s’est remplie qu’à la fin du mois de septembre ce qui a eu une forte incidence sur la culture du riz, maïs et mil. En effet, les semis ont été tardifs (un mois et demi de retard) et les récoltes sont :
très moyennes pour le maïs et le mil,
très mauvaises pour le riz,
moyennes pour l’arachide.
Afin d’atténuer tant que possible les difficultés prévisibles pour la période de soudure, l’accent a été mis sur le développement des cultures de contre-saison (maraîchage) mais les résultats seront liés à l’état des puits et du niveau de la retenue (on peut craindre un tarissement précoce des puits : des informations sur le niveau des puits et de la retenue nous parviendront régulièrement). Le comité effectuera un pointage des parcelles consacrées au maraîchage. Il est également prêt à soutenir (sous forme d’emprunts) les propriétaires désirant démarrer une activité et/ou la banque de céréales pour l’achat d’un stock de sécurité.
Coton
Le
déficit pluviométrique a également des répercussions sur la culture du
coton. Après avoir connu une production record l’an dernier, la
campagne 2002-2003 sera moyenne à mauvaise.
Dans la plupart des champs, un grand nombre de capsules ne se sont pas ouvertes (plus de 50% sur certaines parcelles).
L’an dernier la CMDT avait acheté la totalité de la production en 1er choix au prix de 200 FCFA le Kg. Cette année, le prix du 1er choix a été fixé à 180 FCFA et l’on peut craindre que la CMDT déclasse une bonne partie de la production en 2ème ou 3ème choix (difficultés financières de la CMDT liées au fait qu’une partie des exportations est bloquée en Côte d’Ivoire). Par contre le prix des intrants a à nouveau augmenté.
La culture du coton étant la seule culture de rente les familles verront leur revenu à la baisse ce qui rendra la période de soudure encore plus difficile.
Cette situation n’est pas propre qu’au Mali : les pays voisins (sauf le Burkina-Faso) vont devoir affronter une campagne agricole mauvaise et une période de soudure difficile.
Dans la plupart des champs, un grand nombre de capsules ne se sont pas ouvertes (plus de 50% sur certaines parcelles).
L’an dernier la CMDT avait acheté la totalité de la production en 1er choix au prix de 200 FCFA le Kg. Cette année, le prix du 1er choix a été fixé à 180 FCFA et l’on peut craindre que la CMDT déclasse une bonne partie de la production en 2ème ou 3ème choix (difficultés financières de la CMDT liées au fait qu’une partie des exportations est bloquée en Côte d’Ivoire). Par contre le prix des intrants a à nouveau augmenté.
La culture du coton étant la seule culture de rente les familles verront leur revenu à la baisse ce qui rendra la période de soudure encore plus difficile.
Cette situation n’est pas propre qu’au Mali : les pays voisins (sauf le Burkina-Faso) vont devoir affronter une campagne agricole mauvaise et une période de soudure difficile.
CONCLUSION
La
situation étant préoccupante, il est nécessaire d’envisager une action
dans le cadre du projet de coopération décentralisée sur un soutien
alimentaire.
Cependant il sera difficile de trouver des céréales et les prix sont déjà particulièrement élevés pour la période de l’année (125 FCFA le Kg ), dans le cas d’une intervention il serait préférable de ne pas attendre le début de la soudure pour constituer un stock de sécurité.
Le Maire de Dembella restera en contact avec plusieurs organismes (notamment le Système d’Alerte Précoce et Afrique Verte) pour nous tenir informé de l’évolution de la situation et préciser les besoins éventuelles.
Cependant il sera difficile de trouver des céréales et les prix sont déjà particulièrement élevés pour la période de l’année (125 FCFA le Kg ), dans le cas d’une intervention il serait préférable de ne pas attendre le début de la soudure pour constituer un stock de sécurité.
Le Maire de Dembella restera en contact avec plusieurs organismes (notamment le Système d’Alerte Précoce et Afrique Verte) pour nous tenir informé de l’évolution de la situation et préciser les besoins éventuelles.
La mise en place du projet
Au Nord - un élan de solidarité
Le
Conseil d'Administration de l'association et la Commission Coopération
Décentralisée ont été les organes décideurs de l'action.
Cependant, le budget pour l'année 2003 ne prévoyait pas un soutien financier dans le cadre d'un projet d'aide alimentaire sur les trois communes de Dembella, Blendio et Benkadi.
C'est pourquoi les partenaires ont mis en place des journées d'animation ayant pour objectif la collecte de dons pour l'achat de céréales, et ceux avec le soutien et la participation de plusieurs associations (ENSEMBLE - Pontcharra, La Compagnie du puit - Barraux,Art'Danse - La Rochette, Club Soroptimist de Grenoble) ainsi que de certains habitants des communes françaises.
Cet effort collectif à permis de constituer un stock de céréales qui sera redistribué aux famille les plus démunies des trois communes maliennes.
Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ces journée et qui apporté leur soutien à ce projet !!!
Cependant, le budget pour l'année 2003 ne prévoyait pas un soutien financier dans le cadre d'un projet d'aide alimentaire sur les trois communes de Dembella, Blendio et Benkadi.
C'est pourquoi les partenaires ont mis en place des journées d'animation ayant pour objectif la collecte de dons pour l'achat de céréales, et ceux avec le soutien et la participation de plusieurs associations (ENSEMBLE - Pontcharra, La Compagnie du puit - Barraux,Art'Danse - La Rochette, Club Soroptimist de Grenoble) ainsi que de certains habitants des communes françaises.
Cet effort collectif à permis de constituer un stock de céréales qui sera redistribué aux famille les plus démunies des trois communes maliennes.
Un grand merci à tous ceux qui ont participé à ces journée et qui apporté leur soutien à ce projet !!!
Au Sud - Une organisation exemplaire
Dans
le cadre de ce projet, les Conseils Municipaux maliens ont fait preuve
de leur responsabilité et de rigueur dans la mise en place et
l'organisation de l'action.
Une commission a été mise en place dans chaque commune, elles sont composées de la façon suivante :
- le Maire et les Adjoints
- le secrétaire général de la Mairie
- le régisseur de la Mairie
- les chefs de village
Ces commissions ont effectué un travail important et indispensable au bon déroulement de l'action :
- recensement des familles nécessiteuses
- estimation des besoins
- ventilation des céréales envisagée
- mise en place d'un système de distribution
Il faut également souligner le travail et l'implication des associations villageoise présentes dans tous les villages aussi bien pour la mise à disposition des magasins, l'ensachage des céréales et leur participation lors de la distribution.
Une commission a été mise en place dans chaque commune, elles sont composées de la façon suivante :
- le Maire et les Adjoints
- le secrétaire général de la Mairie
- le régisseur de la Mairie
- les chefs de village
Ces commissions ont effectué un travail important et indispensable au bon déroulement de l'action :
- recensement des familles nécessiteuses
- estimation des besoins
- ventilation des céréales envisagée
- mise en place d'un système de distribution
Il faut également souligner le travail et l'implication des associations villageoise présentes dans tous les villages aussi bien pour la mise à disposition des magasins, l'ensachage des céréales et leur participation lors de la distribution.
Quelques informations sur la distibution et l'action
30 tonnes de céréales ont été acheté et acheminer dans les villages des trois communes.
La distribution concerne 322 familles soit 1916 personnes, dont 364 rapatriés de la République de Côte d'Ivoire.
La répartitions des céréales s'est effectuée en tenant compte du niveau des difficultés rencontrées par les familles, des productions au niveau des différents villages (disparités des problèmes sur la zone), ...
Si vous souhaitez plus d'information sur ce projet d'aide alimentaire et avoir accès aux échanges Nord-Sud qui ont permis sa mise place lisez la page : "UNE CATASTROPHE ANNONCEE".
La distribution concerne 322 familles soit 1916 personnes, dont 364 rapatriés de la République de Côte d'Ivoire.
La répartitions des céréales s'est effectuée en tenant compte du niveau des difficultés rencontrées par les familles, des productions au niveau des différents villages (disparités des problèmes sur la zone), ...
Si vous souhaitez plus d'information sur ce projet d'aide alimentaire et avoir accès aux échanges Nord-Sud qui ont permis sa mise place lisez la page : "UNE CATASTROPHE ANNONCEE".